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30 oct. 2012

The Only Way To Swim

Bear Witch Projetc.
Stop! Chut. Je demande un moment d'emerveillement collectif devant le titre de cet article. N'est il pas magnifique, génialement conçu, superbement bien pensé dans sa syntaxe ainsi que dans le choix des mots effectué? Agréable et fondant dans la bouche, comme le dernier petit bout de glaçon qu'on croque dans le thé glacé un jour d'été? La chanson éponyme donne la même sensation.

  
Et comme il y a, pour notre plus grand bonheur, des gens qui n'ont rien d'autre à faire que de recenser les jolis p'tits sons, j'aimerais vous présenter un de ces gars que j'aime bien, Sounds Better With Reverb.
C'est notamment aussi grâce à lui que j'ai pu faire la rencontre de l'accomplissement d'un monde, plus précisément de la face déjantée de l'onirisme, bref, d'une tuerie, The Devil and a Penny.

Parce que leur nom, celui de leur LP, et leur artwork, leur musique, tout claque chez eux, prétendre pouvoir se retenir de ne pas en parler ici serait aussi prétentieusement illusoire que de ne prétendre pouvoir ne prendre qu'un seul et unique Granola. Et bises depuis le Monde des Merveilles.

11 oct. 2012

Nouveaux échos de By the Sea

 
 Eh non, ne prenez pas cet air offensé "Quoi? Sont ils hyperactifs? Ils ont un problème ou bien?". By The Sea est de retour, et on a très, très peur pour eux. Comme nous guettions, plein de craintes, le renouvellement d'éclat de pas mal de bandes, par exemple des Vaccines, des Strokes, et tellement d'autres, leur première bombe explosant le monde de la musique, le deuxième étant appréhendé tel un pétard mouillé. Et c'est avec une même méfiance et cette même anxiété que j'ai cliqué, tremblante, sur le lien de la nouvelle chanson de By the Sea, qui fut, rappelons le, un magistral coup de coeur absolu il y a quelque temps avec entre autre Stay Where the Sun Is.


 
Et puis le "deuxième son" est toujours une surprise, même si il n'est pas radicalement différent. Là, c'est un seau d'eau sucrée sur la tête. C'est agréable, pas saisissant mais amusant. Un peu Work Druguisé, je dirais même, mais on voit toujours leur patte à travers la vois transparente du chanteur. Plus édulcoré, mais moins intense. On est pas étonné de ne pas voir un autre Stay Where the Sun Is, bien sur, la perfection est connue pour être particulièrement difficile à tenir. Alors continuez, accrochez vous, les gars, et bientôt apparaîtra une nouvelle merveille, j'en suis sûre.


6 oct. 2012

Du rythme dans les profondeurs

J'ai beaucoup tergiversé sur le titre de cet article, exprimer en trois mots ce que veulent dire les chansons auxquelles je pense n'étant pas chose facile. Et puis j'ai choisi celui-ci, parce que d'une certaine façon, les bons sons, ils faut les tirer des profondeurs, c'est là bas qu'ils vivent et qu'ils végètent, en attendant que quelqu'un vienne les tirer par le haut. Et il y en a encore plein qui poireautent. Les abysses sont, croyez moi, pleines de lumières.

Il y a aussi des après-midis passés dans les bas-fonds, à la recherche d'une flamme perdue. Mais ils sont aussi remplis d'étincelles que de boîtes vides, de peintures au charbon, bref, des choses molles, grises, qui ne donnent pas la moindre envie de partage. Elles se traînent à chaque coin de rues, laissant des traces de monotonie là ou elles passent. Et c'est après quelques heures passées à chasser des étoiles au milieu d'une soupe terne, les oreilles saturées de grisaille, que l'on s'effondre un peu, et qu'on retombe sur les petits diamants débusqués durant la traque.
 
Slowdive est le groupe que j'aurais aimé pouvoir écouter en lisant Qui es tu Alaska?. When the Sun Hits sonne comme une comptine désabusée, mais à la fois gonflée d'espoir, métaphore de la jeunesse, dans toute sa fatalité, comme le livre tente de l'exprimer. Rachel Goswell étant elle même, l'interprétation physique d'Alaska. A travers elle, son visage et rien que son sourire on devine le lunatisme, la maladie, la folie, la fausse assurance extérieure, la recherche éternelle des plaisirs éphémères, l'esprit de l'héroïne dans son absolue splendeur. Si il devait un jour avoir un film adapté de ce livre, cette chanson en serait l'idéale bande annonce. Cette chanson possède un terrible et merveilleux pouvoir. Et envers et contre tout, il faut être adolescent pour le ressentir.
 
Daydreaming, c'est en quelque sorte la suite logique et moderne de I Stay Where the Sun Is .Eux, c'était les petits anglais plongés dans le fantôme de la vieille Amérique. Et Dark Dark Dark sont les jeunes ricains se la jouant piano british. Et on retrouve un même son. A ce point près que Dark Dark Dark montre quelques difficultés de plus à décoller. Mais malgré tout, Daydreaming reste un belle chanson, tel un patchwork fait-main de couleurs qui n'existent plus.
La poursuite continue, je ne suis pas encore trop fatiguée pour pister ces lumières fugitives. Tant qu'il y en aura sur le web, il y en aura dans nos têtes.



26 sept. 2012

Le Hollandais Vollant, Sigur Rós, et moi.

  Ekki Múkk


Et oui, j'ai agrandi la vidéo juste pour vous. J'ai eu peur que vous ne pourriez pas suivre l'instant, sinon. Et quel dommage ce serait. Oh que je vous aurait plaint.
Mais maintenant, vous pouvez voir. Et j'espère que vous saurez. Que vous pourrez donner du sens à ce son. Parce que sans personne pour l'entendre, il n'a pas de forme, ce n'est presque qu'un rien du tout. Mais si l'on se penche dessus, que l'on utilise à sa guise pour atteindre des hauteurs, qu'on le modèle pour en faire sa propre merveille à soi, eh bien vous verrez quelques chose de très beau. D'inclassable, d'évanescent. « Un lent décollage vers quelque chose », selon les artisans eux-même ayant façonné cette matière mouvante, cet avion pouvant nous enmmener dans n'importe quel voyage, pour peu que l'on lui laisse les clés, les pièges, les secrets de notre esprit. Et là, vous verrez. Vous verrez juste l'alchimie céleste et précieuse dont est capable notre imagination quand on lui apporte une échelle pour qu'elle voie un peu plus haut...
Sigur Rós est un groupe qui ne pourra jamais être classé dans un genre qulconque; c'est une ineptie. Ils le prouvent: ils chantent en leur propre language, le volenska (histoire de prévenir ceux qui les rechercheront sur internet...), jouent de la guitare avec un archet et mettent du vent dans leur chansons à la place des silences, pour que le son soit fluide. Et surtout, je trouve qu'aucun autre groupe n'arrive à insufler autant d'imaginaire, à enflammer autant notre inconscient. Nous construisont notre chanson au fur et à mesure; nous la fabriquons seconde par seconde avec une part de nous même, pour finalement trouver quelque chose qui nous ressemble. Un son d'une pure fiction.
Et bon voyage.


Portugal. The Man

Voilà. J'y suis. Portugal. The Man est le premier groupe sur lequel je rougis d'écrire.Parce que j'ai tellement peur de me casser la gueule tous les paragraphes. Parce que poster sur une telle bande, c'est une perpétuelle méditation, une réflexion à chaque phrase, chaque mot, savoir si ces ligne peuvent-elles exprimer le sentiment que dégage leur musique surnaturelle. Et l'on se ramasse superbement à chaque coup.
Parce que c'est juste impossible. Et j'ai envie de crier à l'injustice, c'est abusif, illégitime, immérité, inéquitable, injustifié, j'hurle, le dico de synonymes dans la main! Comment faire d'un courant d'air, d'un rêve, d'une véritable hallucination, aussi passagère que magnifique, une chose aussi matérielle et concrète qu'un texte? Tout est tellement terre à terre à côté d'eux, ça en fait presque peur. Dormez bien sur le plancher des vaches, brave gens, Portugal.The Man vous survolent du haut de la stratosphère. Non mais regardez-les se ficher de nous. Je ne pense même pas qu'ils nous entendent.
 
Time travel, là ou tout a commencé (en partie grâce au magnifique ciel de là-bas?), en Alaska. Un mot magnifique, qui claque en bouche, tout comme tape la musique de Portugal. The Man à leur débuts. Dans leur petit premier, Church Mouth, la batterie éclate et la voix plane déjà, à croire qu'elle est née comme ça, que c'est son destin.
On n'a pas de peine à percevoir à travers ces gars-là les Portgugal. The Man de maintenant. Même à travers la batterie dans tous ses états, et, surtout, surtout les riffs toutes griffes dehors. Sans être complètement batailleurs, ils ont quelque chose de beaucoup plus agressifs que les délires sans véritable contours qu'ont peut écouter dans In the Mountain In the Cloud. Church Mouth est une version rock and roll, même stonerisée par endroit (l'infernal Bellies are Full) de leur son actuel. Poussant même le vice aux riffs Black Keysiens dans Childrens et The Bottom (à l'ambitieuse basse), dont les reflets desséchés comme le désert nous entraînent inexorablement loin de l'Alaska, leur source, pour s'enfoncer dans la poussière de l'ouest. Les petits gars ont cette espèce d'aspiration à aller inconsciemment contre nature (euh...vous avez saisi?), et comme à chaque fois, dieu sait pourquoi ils ont le mojo qui les suivent à chaque instant.


Petite mention spéciale à Sleeping Sleepers Sleep, hommage, grandiose hymne à la liberté de penser. Surtout dans certains pays ou elle est interdite.
 
Rasez nos têtes
Prenez nos vêtements Brûlez les livres mais L'esprit grandit toujours Nous, les gens, sommes des choses dangereuses Un esprit protégé avec Peur des chaînes Peur du temps Et liens manquants Nous l'avons tous été une fois Nous l'avons tous été une fois Et je vais marcher jusqu'à ce que mes jambes se cassent
 
Elle se termine sur des pulsations hypnotiques, des battements de coeurs, sans doute, la première idée venant à l'esprit.
The Satanic Satanist engage, avec une "typique" pop song, du genre impitoyable, de celles qui nous accrochent sans pitié, avec lesquelles on tombe amoureux dès la première écoute. Elle n'a pas l'air vraiment unique, et elle a l'air pourtant si rare. Peut être parce que sur le coup, chacune de ces chansons nous paraissent exceptionnelles...Quand je vous parlait de magie.
L'écoute de The Satanic Satanist se transforme rapidement en un voyage, dans tous les sens du terme. Un voyage dans le temps, un voyage des sens, un voyage de l'esprit, quel grand mot, en fait, si j'ose m'avancer. Des trésors catchy à chaque coin de rue, le sautillant Work All Days, assorti à merveille avec The Home, et qu'on me damne si ce duo ne vous fait pas remuer du pied! L'étrange rythme de la curieuse The Woods, une invitation à une promenade dans une forêt aussi tordue, fluo, vivante, qu'imaginaire. Suivie de Guns and Dogs , histoire de continuer l'excursion fantasque dans quelques extravagantes banlieues taguées d'hallucinations. On y croise l'énervée, la déterminée Do You, en concert sur le toit d'un immeuble, Everyone is Golden, deux amoureux sur un banc,  juste, juste à côté du solitaire philosophe, trop occupé à réfléchir sur la vie pour la remarquer, Let You Down. Le matin, on se réveille. Mornings. Et la réalité est trop peu étrange.
On y trouve aussi de brillantes ballades, dédiées aux matinées brumeuses passées à flemmarder sur Youtube, la mélodie à la fois traînante et speed de Lovers in Love, et surtout, la flamboyance immanquable de The Sun, qui, à l'image de son titre, possède le merveilleux pouvoir d'éclairer tout ce qui passe sous son rayon. Et peu importe, car, sur le moment, notre seule pensée est de l'écouter durant toute notre vie. Elle me paraît tellement naturelle, tellement coller à le vie elle-même, comme une bande son. Et si elle pouvait parler, elle nous le dirait sûrement "Qu'est-ce que tu attends? Qu'est-ce que tu attends pour vivre?"


 
Et là, plongeon dans une piscine à vagues remplie de monstres marins violets, bleus et camés. Quand le rêve nous rattrape, quand on nage dedans.

Et on se rend compte que, chez Portugal. The Man, tout est histoire de textures. De textures et d'émotions. Et c'est pour ça qu'il est tellement dur d'écrire ça. J'aurais bien voulu vous faire part de ce que je sens, ce que je ressens quand j'écoute le son insaisissable de So American, me je n'arrive pas à l'attraper, tout simplement. Je l'ai dit, je me vautre à chaque fois. Ces trucs sont complètement hors de portée, pour peu qu'on essaye de les toucher de n'importe quelle façon concrète. Mais essayez, vous verrez comme c'est difficile! Impossible.
Et pourtant. Pourtant il semble y avoir tellement de choses à dire sur ce son. Il a l'air tellement unique. Je voudrais tellement écrire des milliers de lignes dessus. Je voudrais tellement habiter dans leurs chansons.J'ai tellement envie de toutes les mettre. J'ai tellement envie de vous planter là et de rester seule à pleurer joyeusement.
Prenez le soleil, et mettez le dans un sac. Le bonheur ne se fait pas comme ça.
Got It All est culte à la jeunesse, et je n'ai pas peur de l'annoncer comme ça.
 
This can't be living now, if so then show me how
We'll shake, shake, shake the night away We shook, shook, shook, the night away. Want a love like this night is young But will I die as I become one... At the bottom of it all. We got it all 'Til the revolution comes We got it all 'Til the revolution comes
 
C'est l'essentiel, c'est le bonheur, c'est le grand n'importe quoi, c'est la vie comme on aimerait qu'elle soit, le temps d'un soir. Et c'est tellement magnifique que l'on s'y croit. C'est une chanson d'idéalistes fous, comme moi, et c'est aussi pour ça que je l'aime.
 
Après ça, on a droit à une nouvelle ode, intégrant une fois de plus une de leur obsessions favorites: le soleil. You Carried Us (Share Me With The Sun) est un son aérien, dilué au début puis se construisant au fur et à mesure. Le résultat est d'une jolie teinte couleur nuage.
Everything You See est absolument dans la lignée, qui n'a jamais eu envie d'entendre la bande originale du ciel? Assortie avec Floating (Time Isn't Working My Side).
 
Ils en profitent pour faire un crochet électro, virage on ne peut plus contrôlé, accompagné par rien de moins que le vidéo idéale. Et on se dit que tous les clips devraient être comme ça: une histoire qui nous absorbe totalement, collant absolument avec la chanson. Et quand il est parfaitement réussi comme ici, on ne peut qu'applaudir.

Du côté de Once Was One, on sait qu'on commence à atterrir. C'est loin d'être un crash, on descend juste en douceur, et même ça c'est grandiose. Share Me With The Sun (Eh oui. Décidément.) prolonge le moment.
Et la, l'instant. Alors qu'on s'attendait à toucher le sol, on se retrouve nulle part. Ou plutôt on ne retrouve pas. Je vous assure qu'en fermant les yeux, on est absolument ou l'on veut. Là ou le veut notre inconscient. On n'est plus vraiment vivant. Juste dans sa tête. Rien n'existe plus.

Alors après ça, si vous n'entrez pas en transe, si vous ne croyez toujours pas à la magie, si vous n'avez pas envie d'aller en Alaska ou de dormir pour toujours, je ne sais vraiment plus quoi faire pour vous. Vraiment.
 







19 sept. 2012

Nouvelle brève Work Drugienne



Tout est (presque) dans le titre. Eh oui, nos travailleurs de la drogue favoris ont encore une fois frappé. Saisis d'une salutaire crise d'hyperactivité créatrice, le groupe déjà sujet de mes honneurs, vient il y a quelques jours de nous offrir une admirable récidive. Et déjà "l'indécent", le merveilleux et tant loué Dirty Dreams m'avait surpris par son épatant punch par rapport à a smoothness exacerbée habituelle du groupe. C'est ainsi que je guettais un nouveau signe de nos drogués préférés, histoire de définir une bonne fois pour toutes si Dirty Dreams, les nouveaux Work Drugs qui bougent, c'est un juste une splendide erreur ou le début d'un nouveau mouvement de musique à leur nom. Eh bien je suis maintenant en état de vous annoncer que dans quelques années apparaîtra la Work Drugs Wave.
Et c'est derrière un clip un poil déroutant et anarchique dans son contenu, et un choeur faussement naïf qu'on peut trouver un morceau digne de ce nom. S'il pourrait sembler traîner un peu sur la longueur au début, on trouve l'essence, le grandiose en quelque sorte, si je puis me permettre, d'un vrai son. De l'émotion. Ce fameux moment, celui ou on se perd dans la chanson. Alors si c'est le commencement d'une nouvelle ère pour Work Drugs, je veux bien qu'elle dure toujours.



4 sept. 2012

By the Sea

-Article à lire le soir, avec de ours fantômes regardant par-dessus vos épaules-
Aujourd'hui, on peut trouver partout une petite perle. Il suffit de se ballader un peu dans les sombres articles des magazines musicaux, des jeunes chroniqueurs qui sourient sur leur photos et présentent en deux lignes un groupe aussi jeune qu'eux. Sur la photo, le groupe ne sourit pas souvent et l'artwork de l'album (ou de l'EP parfois) est aussi abstrait que leur musique. Mais c'est aussi flou que coloré, les chansons s'envolent, c'est joli. On peut aussi se retrouver, le soir, sur une page sur Youtube, sans trop savoir comment, et rester dessus. Parce qu'on s'est un peu endormi dans la chanson comme dans un lit, tout frais car on vient d'entrer dedans, et on se dit ensuite qu'on est si bien qu'on ne pourrait écouter autre chose de la soirée. Nos meilleurs groupes, ceux qui nous ont suivis, qu'on a suivi, dont on a tous les albums par coeur, dont on connaît toutes leur B-Sides, ils ne sont plus rien, on ne pense plus à eux dans notre château fort, notre cabane de sous la couette. On n'a laissé entrer que le petit groupe et d'étranges ectoplasmes sortant de notre enfance. Ce soir, on prend le thé avec de grands ados idéalistes et de colorées fantasmagories.
Aujourd'hui j'écris sur By the Sea au noms de tous ces petits groupes, ces Radars  NME, ces sidebars Youtube, ces espèces de fruits du hasard, qui semblent nous choisir, n'arriver qu'à nous. Ils méritaient bien un post pour eux tous, à toute la formidable communauté qu'ils composent. Ils sont un genre à eux tout seul, avec une particularité: ils sont absolument hors du temps. Ils peuvent être la bande-son de n'importe quelle époque, si on sait ou chercher (car dans chaque décennie se cache des merveilles, mais saurez-vous les trouver?). Ils sont presque tous nés dans les 2010', mais les trésors encore brillants du passé leur vont magnifiquement bien. C'est bien la preuve qu'ils sont complètement dépourvus d'âge. Dédicace à Andrich si elle passe par là:
Ceci est une lettre d'amour à tous ces petites choses fragiles, parfois malheureusement éphémère que sont les groupes à rêver. Ça fait peut être aussi un peu partie du jeu. Mais je parie qu'il y en aura toujours pour une de ces tea-party fantôme de minuit.
Site: http://bytheseabythesea.bandcamp.com/

31 août 2012

Work Drugs

Work Drugs, l'histoire d'un groupe de musique hallucinée qui n'entre pas vraiment dans un genre (ou alors peut être trop, mais je ne suis guère journaliste du NME), sillonnant leur côtes encore et encore, prenant des photos de là ou ils passent, pour sûrement arrêter le temps sur la beauté déjà intemporelle des paysage, dont ils sont, je suppose, follement amoureux. Tous ça vous paraîtrait peut être classique, sauf si je vous disait qu'ils n'existent que depuis 2010, que les photos qu'ils nous envoient proviennent de notre réalité, de notre maintenant, et pas d'un autre monde, que certains (dont moi) ne peuvent pas connaître. Et ils ne se contentent pas seulement de prendre des images, ils transforment tout ce qu'ils voient, tous ce qu'ils vivent en chansons. Des musiques qui leur ressemblent, à eux, à leur monde (qui est aussi le notre, mais on n'a pas tellement l'occasion de le voir), à leurs photos pleines de couleurs qui ne veulent pas dire grand chose, à part qu'ils aiment passionément ce qui les entoure. Une espèce d'Alice aux Pays des Merveilles, dans la réalité. Leurs chansons ont des allures de Jelly Belly, elles se ressemblent, mais n'ont pas le même goût. Et on ne sait pas laquelle choisir.
Les vidéos les suivent, c'est du rêve (Américain) en bouteille.
Ils ont un autre trip à eux: la mer. Et on n'en est pas étonnés tellement la musique est une bande-son prédestinée à une croisière sur un yacht dans l'océan Pacifique.Il est écrit sur leur site: Work Drugs makes music specifically for boating, sexting, dancing, yachting, and living. Et tout est dit. Il y a dans les paroles de Work Drugs une espèce de culte à la jeunesse, des histoires de fêtes vues à travers les lumières colorées et aveuglantes, du permis tout juste acquis (ou un mensonge?) dans License to Drive, des pilules qui nous emmènent au ciel dans Rad Racer, les histoires d'amour, d'océan, d'amour pour l'océan. Et puis dans tout ça, le cas Dirty Dreams.


 
Un chef d'oeuvre de Smoothness (mot-obsession du groupe), une explosion de... j'aimerais dire de vie, mais j'ai peur que le mot soit trop grand, mais en même temps quelle musique! (Woohoo, premier point d'exclamation, champagne?) C'est tellement inexplicable que les mes mots s'arrêtent de couler pour l'écouter, ils s'évaporent dans ma tête, tout se mélange et quand je ferme les yeux j'ai envie de faire plein de choses, d'aller n'importe ou, de faire de ma vie une oeuvre d'art. Je suis sûre que cette chanson (mais quel mal j'ai à appeler ça une chanson, c'est tellement petit comme mot!) doit  éblouir un petit quelque chose dans la tête de tout le monde. Un souvenir un peu flou qui nous avait échappé ou la brusque envie de se lever et de se bouger pour aller voir les gens, partir avec eux dans un road trip infini dans une jeunesse sans fin.
Peut être que les maîtres Work Drugs l'on fait exprès. Ou peut être que ça leur paraît normal car ils vivent sûrement dans leurs rêves. Dans tous les cas, j'ai bien envie de les voir un jour. J'ai l'impression que ça serait comme rencontrer un espèce d'idéal ou des magiciens. Car pour faire ça, pour transformer un simple son en...en un espèce de voyage psychologique (désolé de l'expression, je suis à court, là) il faut forcément un peu de magie.
Je marche dans du Caprisun;
des bulles multicolores entrent dans des choeurs infinis, les yeux fermés,
pour que rien ne soit immobile.
Les sataniques sont satanistes,
les gens heureux vouent un culte à la fête;
et toutes ces choses s'inscrivent dans le fond de ce tableau,
le devant n'est qu'un amas mouvant célébrant la vie.
 
 From Philadelphia, with dreams, Work Drugs.

 
        http://workdrugs.wordpress.com/